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Entèvèt
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Rezo veterinè Entèdepatmantal,
Ayiti
Rue Lafleur-Ducheine no 1, Port-au-Prince
Haïti, HT6112, Tél: (509) 221-8347 e-mail:entevet@hotmail.com
Programmes en santé animale de VETERIMED
| En vue d'apporter une réponse structurée
et efficace à la question de l'encadrement vétérinaire
de l'élevage national, en 1992, le Réseau Vétérinaire
Interdépartemental (Entèvèt ou INTERVET) a été
créé. C’est une association agréée, regroupant
des techniciens et agents vétérinaires, qui compte actuellement
environ 1000 membres et affiliés répartis en une soixantaine
de groupes communaux..
Le but de l'association est de contribuer au développement économique du pays en général et, en particulier, à l'amélioration des conditions de vie de la paysannerie haïtienne. INTERVET est fortement connectée avec les Organisations Paysannes. Ce sont ces Organisations Paysannes qui, depuis 1993, désignent certains de leurs membres pour recevoir la formation d’agents vétérinaires et intégrer le réseau INTERVET. Depuis sa création, INTERVET a reçu l'appui technique et financier de plusieurs institutions nationales et étrangères. L'un de ses partenaires privilégiés est VETERIMED. Au cours de l’année 2000, VETERIMED a surtout appuyé INTERVET dans des programmes visant l’atteinte d’une réelle autonomie de l’organisation. |
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de détail sur Entèvèt...
Contexte dans lequel s'est crée le réseau
Entèvèt
Depuis la fin des années 70, les ONG ont commencé à opérer en Haïti. Toutes les ONG opérant dans le milieu rural ont constaté le manque d’encadrement et l’abandon des paysans dans tous les domaines techniques. A partir de 1986, à la chute de la dictature, un large mouvement d’organisation s’est répandu dans le pays. Des milliers d’organisations paysannes ont pris naissance et ont commencé à formuler des revendications et des demandes très précises. L’une des demandes les plus constantes se réfère aux soins vétérinaires. Les ONG présentes sur le terrain ont développé comme stratégie de réponse, la formation d’agents vétérinaires. Mais toujours à cause du manque de cadres, et également à cause de la dispersion des ONG dans plusieurs sphères d’activités, les agents vétérinaires sont généralement abandonnés après la formation. Les principaux problèmes sont :
Le manque de produits vétérinaires
Le manque de formation continue
Le manque de suivi
L’absence de programme de médecine préventive.
Du côté de l’Etat : aucune politique cohérente en santé animale. On ne se contente que d’intervention ponctuelle généralement mal ciblée et la seule opération d’envergure de mémoire d’Homme a été l’abattage des porcs créoles au début des années 1980. (épidémie de Peste Porcine Africaine)
Au cours des années 1986 / 1991, alors que la majorité des organisations paysannes avaient dû se concentrer sur la lutte politique pour défendre les acquis démocratiques, (le pays était perpétuellement secoué par des coups d’Etat et par des massacres qui avaient pour but de réinstaller la dictature renversée en 1986), certaines organisations avaient pu faire l’expérience d’activité sociale et économique pour lesquelles elles avaient été réellement fondées. Parmi ces activités, notons celles des agents vétérinaires. Ces paysans qui avaient généralement été choisis par ces organisations étaient dans bien des cas eux-mêmes dirigeants ou membres d’organisations locales. C’est ainsi qu’au lendemain du coup d’Etat de 1991, beaucoup d’entre eux ont pu échapper aux persécutions grâce au rôle socio-économique qu’ils jouaient et ont pu jouir d’une certaine tolérance des « chefs de section », responsables de la répression (paysans représentants de l’armée dans les communautés rurales, eux-mêmes propriétaires d’animaux.)
En 1992,. alors que le pays était complètement isolé
et frappé d'un embargo total, ce sont ces agents vétérinaires
paysans, certains d’entre eux leaders paysans nationaux, qui vont fonder
l’association ENTÈVÈT
Les agents vétérinaires paysans face à l'Etat
Il y a quelques années, les cadres intermédiaires du Ministère considéraient la formation d’agents vétérinaires comme la prolifération de charlatans qui allaient mettre en danger les animaux et les hommes. La majorité des fonctionnaires considéraient le réseau comme un compétiteur et l’appui des Ministres au réseau comme l’aveu de l’incompétence et l’incapacité de l’Etat et de ses fonctionnaires.
En 1999, les responsables de la santé animale, après des efforts de communication ont organisé un atelier de travail pour statuer sur la question de la formation des agents vétérinaires, la définition de leur rôle et compétence. Le Ministère de l’agriculture s’est approprié des programmes de formation proposés par les ONG et les considère aujourd’hui comme le programme officiel que tous sont tenus d’appliquer.
La reconnaissance, par le MARNDR, du travail effectué par les ONG comme VETERIMED dans le domaine de la santé animale a été consacrée en 1999 avec:
L'adoption du terme "agents vétérinaire", la définition de sa fonction et de ses compétences.
l'adoption d'un curriculum de formation des agents vétérinaires.
Les agents vétérinaires formés par les ONG dans le
cadre du programme de mise en place des GSB sont désormais accrédités
et peuvent vacciner les animaux d'élevage au nom de l'Etat contre:
la maladie du charbon bactéridien, la rage, la Peste Porcine Classique,
la maladie de Newcastle e le Gumboro
De plus, le ministère a décidé de lancer un vaste
programme d’accréditation des agents vétérinaires
et pour cela a financé des contrats de formation pour que ce soient
les ONG déjà impliquées dans cette activité
qui procèdent au recyclage de ces agents et pour la formation de
nouveaux agents.
ENTÈVÈT aujourd'hui :
Le but de l'association est de contribuer au développement économique
du pays en général et, en particulier, à l'amélioration
des conditions de vie de la paysannerie haïtienne.
ENTÈVÈT est fortement connectée avec les Organisations
Paysannes. Ce sont ces OP qui désignent certains de leurs membres
pour recevoir la formation d’agents vétérinaires et intégrer
le réseau ENTÈVÈT. L’association a plus de mille
membres. Les membres d’ENTÈVÈT sont répartis
dans 95 % des 137 communes du pays.
Ils sont organisés en plus de 75 groupes communaux de base.
Les groupes communaux de base d’ENTÈVÈT est la cellule de
vie de l’association.
Le groupe communal se réunit en principe une fois par mois. C’est l’occasion pour les agents vétérinaires de rencontrer des collègues, de participer aux planifications d’activité, de faire un rapport sur ces activités (les membres d’un même groupe communal vivent parfois très loin l’un des autres), de prendre connaissance de ce qui se passe au niveau du département ou au niveau national, de recevoir une formation complémentaire, etc. Les groupes communaux planifient des campagnes de vaccination locales, certains gèrent des fonds de crédit, des pharmacies et même des petites unités d'élevage.
Le groupe de base jouit d’une autonomie, il gère ses relations avec les pouvoirs locaux et les représentants locaux du Ministère de l’Agriculture. Les membres cotisent pour le fonctionnement du groupe et des autres instances de l’association. Le groupe a un comité de direction élu, parmi eux, un délégué qui représente le groupe à la direction départementale. C’est un relais entre la Direction Nationale et le groupe communal. Des délégations se réunissent chaque année en assemblée générale qui est l’Instance suprême de l’association.
La grande majorité des agents sont connus dans leurs communautés et leurs services sont très appréciés. Partout en milieu rural, ils sont les plus grands fournisseurs de services de 1ère ligne en santé animale.