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PRODUCTION NATIONALE/PARTENARIAT
Une compagnie de transfert va acheter du riz local pour alimenter ses
clients
La
Unitransfer et le Réseau des associations coopératives pour le commerce
et la production agricole du Bas-Artibonite (Racpaba) sont sur le point
de signer un accord pour l'approvisionnement des clients de cette
compagnie de transfert en riz local. Maurepas Jeudy, directeur de pays
de Intermón Oxfam, une ONG espagnole qui appuie un programme de
valorisation de la production de riz dans la vallée de l'Artibonite, en
a fait l'annonce le mardi 4 novembre, au cours d'une visite guidée,
organisée pour des journalistes dans le Bas-Artibonite.
Ce contrat permettra en effet à la Unitransfer de substituer le riz
local au riz importé, dans son programme de distribution de produits
alimentaires. Prévu pour une période de trois ans, ce contrat
contribuera à dynamiser la production de riz dans la Vallée, se réjouit
Maurepas Jeudy.
Drainer et curer pour faire augmenter la production
Le contrat avec la Unitransfer devrait provoquer une hausse de la
demande pour le riz produit dans le Bas-Artibonite. Pour satisfaire
cette demande, l'offre aussi devra augmenter.
Les coûts de production élevés sont parfois un obstacle majeur à
l'accroissement de la production. François Joseph, un planteur rencontré
sur sa propriété, croit que deux conditions majeures sont nécessaires
pour faire augmenter la production: le drainage et le curage des canaux
dans l'Artibonite. Il qualifie de bénins, les travaux qui sont en train
d'être exécutés dans la Vallée. "Ces travaux sont loin de combler les
attentes des planteurs", s'exclame-t-il.
François Joseph s'active, avec l'aide de deux personnes qu'il paie
chacun 125 gourdes par jour, à récupérer sa récolte de riz, de sa
plantation d'un carreau de terre, située dans la section communale Ti
Zepin, commune de Dessalines. "En temps normal, je récolte 28 sacs de
riz sur cette parcelle. Mais à présent, je ne suis même pas sûr de
pouvoir rentrer la somme que j'ai investie pour mettre en valeur cette
plantation", se plaint-il. Montrant du doigt une autre parcelle jouxtant
la sienne, François Joseph indique que les dernières catastrophes
naturelles avaient transformé beaucoup de champs dans la Vallée en des
masses de boue.
Malgré les pertes qu'il risque de subir, François montre une
détermination farouche pour continuer à cultiver le riz. Mais,
insiste-il, l'État doit faire au moins le minimum: "drainer et curer".
Source : Agropresse
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