COLLOQUE NATIONAL
Sur la problématique des micros, petites et moyennes entreprises du
secteurAgro-industriel en Haiti

11-12 Mai 2007
Karibe convention center

 

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FILIÈRE CÉRÉALE \ « RIZ »    

 

Le saviez-vous?

Le nombre de producteurs de riz est estimé à plus de 130 000
(dont 90 000 dans la Vallée de l'Artibonite). Le volume de production de riz est passé en-dessous de la barre des 96 000 tonnes métriques (TM) en 2004, par rapport à 1985, où elle s’élevait à 125 000 TM.

La baisse de production enregistrée serait liée à différentes causes. En tête de liste : les politiques d’ajustement structurel appliquées de façon délibérée en Haïti depuis 1987 qui ont abouti à la baisse des tarifs douaniers. Cela a favorisé l’importation de plus de 300 000 TM de riz en 2001-2002 alors que les importations ne dépassaient pas 10 000 à 20 000 TM par an avant 1986. Il ne faut pas oublier non plus les problèmes d'infestation (la paille noire, par exemple); la gestion inefficace de l'eau d'irrigation; la subvention inefficace de la production; la réforme agraire discontinue; l'urbanisation des terres agricoles sans contrôle, etc


CDCD

 

 

   

DEUX SYSTÈMES DE PRODUCTION

   

 

Des 20 000 hectares irrigables, 15 000 hectares irrigués sont consacrés à la production du riz. Il existe deux systèmes de production de cette denrée : le système de plaine et le système des mornes. Ceux-ci diffèrent à divers égards : variétés de riz cultivées, périodes de plantation, demande de consommation, etc.

Le riz de plaine est principalement produit dans la vallée de l'Artibonite (60 %). Le riz de montagne est principalement produit dans les communautés de Cerca-la-Source, de Cerca Carvajal et dans les montagnes du Nord et du Nord-Est.

 

KIKI

 

 

   

TRANSFORMATION DU RIZ

   

 

Le grain, qui est extrait de la paille au moment du décorticage, sert à la consommation humaine. C’est le riz blanchi ou riz décortiqué. Le son qui est produit sert directement à l’alimentation animale. Certains moulins procèdent à la fabrication de la farine de riz. Par la fermentation du riz, on obtient l’alcool de riz servant à la préparation de la liqueur de riz. La paille de riz est souvent utilisée dans l’artisanat.

De 1986 à 2005, la consommation de riz est passée de moins de 12 à 50 kg par habitant. Le riz importé compte pour 80 % de la demande nationale, contre 12 % pour le riz de l’Artibonite et 8 % pour tous les autres périmètres rizicoles

 

 

 

 

   

LES  IMPORTATION NATIONALES

   

 

Avec la libéralisation du marché dans les années 80, le volume des importations s’est accru d’une manière exponentielle. Ainsi, en 2000, l’importation de riz au pays était de 200 000 tonnes métriques (TM) contre de 10 000 à 20 000 TM avant cette période de libéralisation. Précisons que de 70 à 80 % du riz consommé localement sont importés des États-Unis.

 

 

 
   
     

SITUATION DES ATELIERS DE TRANSFORMATION

   

 

Les ateliers de transformation du riz local sont équipés principalement de moulins et de moteurs. Les coûts fixes de ces ateliers comptent pour environ 30 à 50 % des dépenses totales. Il convient de noter que les capitaux propres constituent la principale source de financement de la majeure partie de ces ateliers

 

 

 
     

CONTRAINTES DES ATELIERS DE TRANSFORMATION

   
     
  • Les mécaniciens s’occupant de réparer ces équipements sont rares et peu formés. Les équipements sont vétustes, et les pièces de rechange sont pratiquement impossibles à trouver.
  • Les propriétaires refusent de moderniser leurs équipements défectueux.
  • Il n’existe pas d’aire de séchage dans les ateliers, ce qui entraîne un taux élevé de brisure à l’usinage.
  • L’électricité et l’eau font défaut.
  • Le problème d’infrastructures routières entrave le transport de la matière première.
Il n’existe aucun contrôle de la qualité du produit transformé
   
     

PRODUITS DES ATELIERS DE TRANSFORMATION DU RIZ

   
     
  • Le riz national est très apprécié, et certaines variétés sont même vendues à des prix supérieurs au riz importé. 
  • Le riz national accuse un taux de brisure élevé lorsqu’il est prêt pour la consommation, et les impuretés mélangées au produit exigent un temps de nettoyage assez long avant la cuisson.
  • Le riz local est délaissé par les consommateurs locaux en raison de l’apparence du produit (couleur, impuretés et brisure), qui lui vaut une place médiocre sur le marché.
 
     
Bibliographie
   

 

Consortium CECI-SOCODEVI-TECSULT &PRODEVA ; Diagnostic par filière ; MARNDR/PIA ; octobre 2005.

Damais Gilles ; les filières rurales haïtiennes ; rapport de synthèse ; identification des créneaux potentiels dans les filières rurales haïtiennes ; MARDNR / BID, octobre 2005.

IRAM / AGRISUD ; étude de faisabilité d’un projet d’appui à l’agriculture urbaine de Port-au-Prince ; MARNDR, 2002.
MARNDR / Banque Mondiale ; Développement rural en Haïti : diagnostic et axes d’intervention ; étude dirigée par le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural et la Banque Mondiale (Unité du développement social et environnemental durable / région de l’Amérique Latine et des Caraïbes) ; mai 2005
Paul, Gary ; les filières céréales, légumineuses et banane plantain ; identification des créneaux potentiels dans les filières rurales haïtiennes ; MARNDR / BID, septembre 2005.