COLLOQUE NATIONAL 11-12 Mai 2007 |
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| LA FILIÈRE DE « VIVRES ET TUBERCULES » / BANANE ET MANIOC | ||
Le saviez-vous?
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PRODUCTION |
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Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), la production de manioc était estimée, en 2005, à 340 000 tonnes métriques (TM). Précisons que la culture du manioc est pratiquée dans tout le pays en association avec d’autres cultures. Cet arbuste tolère bien la sécheresse. Il existe deux types de manioc, communément appelés le manioc doux et le manioc amer. |
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TRANSFORMATION DU MANIOC |
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Le manioc amer est transformé en cassave, en farine, en doukounou et en d’autres petites recettes régionales. La cassave de type Nord se présente sous la forme d’une galette plate de 1 m de diamètre. La galette de cassave peut être présentée sans ajout ou additionnée de sucre, de noix de coco râpée ou encore de viande. Dans d’autres régions du pays, la production de cassaves de petit diamètre est courante. Avant son arrivée dans la restauration urbaine, le manioc doux était peu consommé. À présent, on le trouve sous forme de jus. Il est également consommé comme un légume (bouilli et vendu en morceaux).
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MARCHÉ DES PRODUITS DU MANIOC |
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La commercialisation du manioc est assurée notamment par les « Madam Sarah ». Les produits de transformation du manioc sont commercialisés localement. L’amidon – qui est extrait du processus de transformation du manioc – est utilisé dans les services de nettoyage à sec ou encore par les lavandières.
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LA PRODUCTION DE BANANE |
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De manière générale, il y a trois variétés de banane qui sont cultivées en Haïti :
Dans la plaine de l’Arcahaie, on produit 60 000 TM de banane sur une étendue de 3 800 hectares. Dans le nord-ouest du pays, 350 hectares servent à la production de 5 000 à 6 000 tonnes métriques (TM) de banane. Même si elle est surtout cultivée en monoculture, la banane est aussi cultivée en association avec d’autres cultures. Environ 20 000 producteurs, hommes et femmes (dont 9 000 dans la plaine de l’Arcahaie) s’occupent de la production de bananes. De 1991 à 2004, la production de bananes a diminué, passant de 505 000 à 320 000 TM. Cette baisse serait principalement liée à la sigatoka (une maladie fongique), à l’urbanisation des terres agricoles et à l’invasion du marché par les produits importés.
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IMPORTATION ET EXPORTATION |
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| Chaque année, plus de 20 000 TM de banane sont importées de la République dominicaine. Les exportations de banane d’Haïti vers la république voisine et les petites Antilles sont de 3 000 à 5 000 TM par année. | ![]() |
COMMERCIALISATION ET TRANSFORMATION DE LA BANANE |
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Suivant la variété, les volumes commercialisés de la banane s’établissent comme suit :
La banane est transform ée en diverses choses : farine, papita (chips), jus de banane, alcool (dans certains pays) et papier. Le chaume de banane est utilisé pour l’alimentation du bétail. Les principaux acteurs actifs sur le marché local de la banane sont principalement les marchands de fritures et de papita, de même que les ateliers de fabrication de farine. |
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SITUATION DES ATELIERS DE TRANSFORMATION VIVRES ET TUBERCULES |
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On compte plus de 9 000 ateliers de transformation de banane et de manioc dans le pays. Ces ateliers appartiennent, de manière générale, à des organisations composées surtout de femmes qui utilisent leurs capitaux propres pour en assurer le fonctionnement. Les recettes de la galette de cassave varient beaucoup, ce qui explique les variations liées à la forme, à la couleur et au goût des produits transformés. La durée de conservation de ces produits est rarement spécifiée, et la présentation est, de manière générale, peu soignée. |
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| BIBLIOGRAPHIE | ||
Bellande, Alex ; les filières fruits, tubercules, légumes, plantes ornementales et fleurs coupées en Haïti ; identification des créneaux potentiels dans les filières rurales haïtiennes ; MARNDR / BID, juin 2005. Damais Gilles ; les filières rurales haïtiennes ; rapport de synthèse ; identification des créneaux potentiels dans les filières rurales haïtiennes ; MARDNR / BID, octobre 2005. IRAM / AGRISUD ; étude de faisabilité d’un projet d’appui à l’agriculture urbaine de Port-au-Prince ; MARNDR, 2002. |
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