|
La Commission Présidentielle déclare: L’élevage, un secteur Prioritaire pour une Haïti compétitive |
||
|
Extrait du rapport préliminaire du Groupe de travail sur la compétitivité
Elevage Le GTC a conclu que dans le contexte d’amélioration de la sécurité alimentaire en Haïti, de programme de lutte contre la pauvreté et de génération de revenus pour le plus grand nombre, les activités d’élevage familial paysans et de type semi intensif offrent de formidables opportunités pour à la fois :
En ce sens, Le groupe propose que soit réalisé (selon le potentiel et les caractéristiques agro-écologiques de chaque bassin versant et de chaque zone de production agricole intensive), un vaste programme d’appui à l’élevage semi intensif pour la génération d’emploi et à l’élevage paysan en système agro-écologique en vue de protéger les bassins versants des grandes zones irriguées du pays. Il s’agirait donc d’un programme d’appui à l’élevage familiale et semi intensif des petits animaux (volailles, chèvres, lapins, porcs) et de développement de la production laitière.
Le programme se réalisera en priorité autour des grandes zones irriguées de production agricole pour la mise en valeur des différentes ressources et sous produits générés et sur les bassins versant correspondants.
Justification :
Les conditions dans lesquelles a évolué l’agriculture haïtienne (où prédominent les petites exploitations paysannes) est un des facteurs de la dégradation de l’environnement et de l’exploitation non durable des ressources naturelles. La dégradation des bassins versants met en danger toutes les infrastructures de production agricole (routes et systèmes d’irrigation) Aujourd’hui, à cause du manque d’investissements dans le secteur agricole, les exploitations paysannes dont la majorité se trouvent en montagne ont été fortement décapitalisées. Certaines cultures importantes qui jadis constituaient un facteur de préservation de la couverture végétale, comme le café et le cacao sont en nette régression. Depuis des décennies et les espaces boisée ont été remplacés par des cultures sarclées (maïs, sorgo, haricot, pomme de terre…), financièrement plus rentables à court terme, mais écologiquement non durable.
Les activités
d’élevage, qui font partie de la riche diversité des exploitations
paysannes, si elles sont bien conduites, peuvent constituer une
alternative intéressante à certaines activités dégradantes de
l’environnement, comme certaines cultures sarclées. La production
d’herbes et d’arbustes fourragers pour l’élevage contrôlé de chèvres ou
la production de lait en montagne par exemple, peuvent contribuer à
améliorer de façon générale la rentabilité des exploitations agricoles
familiales et permettre leur recapitalisation. Des interventions en
agriculture de montagnes sont des conditions indispensables pour
protéger les infrastructures de production des plaines. L’ exploitation familiale agricole, si elle est modernisée et bien encadrée peut être à la fois : rentable, compétitive, respectueuse de l’environnement (écologiquement durable) et socialement plus juste. Contexte : Elevage représente le pilier du système d’épargne des 800 000 à un million des petites exploitations agricoles familiales qui occupe plus de 50% de la main d’œuvre active du pays, et représente plus de 60% de la population. On retrouve des :
L’élevage en petites exploitations familiales représente plus de 90% de la production nationale. Pour certaine filières (viande de bœuf et de chèvre) cette activité satisfait l’essentiel de la demande solvable actuelle. Elle profite même d’un marché d’exportation vers la République Dominicaine, 50 000 têtes de caprins exporté annuellement (20% de la consommation dominicaine équivalent à deux millions de dollars annuel, + exportation de bovins et volailles rustiques). Mais pour d’autres filières (les œufs, les produits laitiers et la viande de volailles industrielle), la production nationale ne satisfait pas le marché local qui est comblés par d’importantes importations commerciales.
De plus pour certaines filières il existe un formidable potentiel de production non valorisé. Par exemple, on dénombre environ 500 000 vaches adultes sur l’ensemble des exploitations paysannes, qui théoriquement (potentiel de plus de 100 000 tonnes métriques annuellement) pourraient satisfaire la demande solvable actuelle en produits laitiers, mais, qui faute d’infrastructures pour la transformation et la commercialisation, ne peuvent profiter d’un marché actuellement comblé à 80% par des importations commerciales (90 000 tonnes métriques). Le programme s’articulera autour des éléments stratégiques suivants :
1 le soutien aux systèmes d’élevage diversifiés de la petite exploitation familiale, 2 le soutien à des investissements dans l’élevage de type semi intensif.qui profiterai aux filières céréalières (maïs sorgho) tubercules (manioc) , 2 le développement d’alliances productives et commerciales entre différentes catégories d’agents économiques, (paysans, transformateurs, commerçants, fournisseurs d’intrants…), 3 L’intégration des activités d’élevage dans un plan de mise en valeur de toutes les ressources agricoles disponibles. 3 la création de valeur ajoutée en milieu rural, en particulier en développant la transformation des produits de l’élevage, (lait, charcuterie…) 4 la protection et l’amélioration de notre environnement en favorisant des systèmes d’élevage qui font une exploitation durable des ressources naturelles en montagne, 5 la création de revenus pour le plus grand nombre, notamment pour des secteurs sociaux le plus souvent oubliés voir discriminés, comme les jeunes, les femmes et les personnes handicapées.
Visitez le site officiel de la
Commission Présidentielle de Compétitivité: |